Message de la secrétaire générale


Martine-Jambon-2014Souffrir, ou voir quelqu’un souffrir, est intolérable.   
Aujourd’hui les méthodes anti-douleur performantes existent et nous devons tout faire pour qu’elles soient appliquées et vite! Douleur et souffrance peuvent toucher tout le monde, sans distinction. Mais nous pouvons faire la différence pour qu’elles soient maîtrisées dans la globalité de la personne. Cette fameuse ‘humanisation des soins’ doit être une réalité : car tout patient est unique, avec son histoire, son vécu, sa propre biologie et sa psychologie.
Quand la douleur devient si forte, si aigüe qu’il n’y a plus de mots pour la décrire, le monde extérieur disparaît. La personne est toute entière concentrée sur sa souffrance, la vie n’est plus que cette lutte contre la douleur.
Tous ceux qui vivent avec ces souffrants, la famille, les soignants, les auxiliaires médicaux, les médecins, les amis… Tout le monde est touché.
Il faut donc agir mieux, plus vite et au plus près des patients. C’est ma conviction.
Pour mener cette mission difficile et de tous les instants, je peux compter sur de nombreux appuis extérieurs, mais mon guide intérieur je le trouve dans la vie de Marie Curie. Elle qui fut tout à la fois scientifique, femme, mère de famille et malade, s’est battue jusqu’au bout !  C’est en vivant la maladie de l’intérieur qu’elle a dû comprendre la souffrance des patients et c’est en femme qu’elle a raisonné, pour faire le lien entre la science et la santé. Elle a eu l’intuition que ses travaux de recherche pourraient aussi soigner et soulager les malades.
Cela m’a inspiré tout au long de mes 32 années d’engagement dans la luttte contre la douleur. Et la mission est loin d’être achevée.
Martine Jambon, le 10 juillet 2014

Martine Jambon, s’était engagée dès 1982 dans la lutte contre le cancer, la douleur et la souffrance à l’hôpital. Sur le terrain elle a mené son action au Centre anticancéreux Léon Bérard de Lyon avant de créer l’association Hôpital 2000 avec le Sénateur Lucien Neuwirth en 1999. Reconnue pour sa persévérance et son dévouement, elle a poursuivi son action jusqu’au bout et sans faiblir malgré la maladie qui l’a emportée en 2018.